Ecole Internationale entre crise et nouvelle CCT

jeudi 31 août 2017
par  SF

English version below

Ecole internationale entre crise et nouvelle CCT

L’école internationale de Genève, Ecolint, a été fondée en 1924. Elle compte aujourd’hui environ près de 1000 employés, majoritairement des enseignants, et environ 22 000 élèves répartis sur trois campus. L’Ecolint est une Fondation à but non lucrative. Des délégués de la Confédération, des cantons de Vaud et Genève siègent dans la Fondation.
Depuis 1992, une poignée des militants se sont mobilisés pour mettre en place une Convention collective de travail (CCT). La CCT Ecolint est la meilleure garante des conditions de travail et de l’excellente qualité de ses prestations. Une nouvelle mouture de la CCT a été négociée pendant les 14 derniers mois. Objectif réussi : les conditions de travail et de salaire des enseignants privés sont comparables à celles de l’école publique. Il s’agit probablement de la meilleure CCT pour les écoles privées en vigueur en Suisse.
Ce projet renforce aussi la représentation du personnel auprès des instances dirigeantes de la Fondation de l’Ecolint et reprend les mécanismes de protection contre les licenciements. Cet avantage est contrebalancé par une modification du système de rémunération en défaveur des enseignants en fin de carrière.
Le projet de CCT a été soumis au personnel à la fin de l’année scolaire 2016-2017 par l’équipe de négociations.
Néanmoins, le contenu de la CCT n’est rien s’il n’est pas respecté par les parties qui la signent. Or, la Fondation de l’Ecolint, au début de l’été, a gravement violé des dispositions essentielles de la CCT en vigueur et qui figurent dans le projet de nouvelle convention : la Fondation a licencié une enseignante de français en dehors des accords en vigueur.
Les rapports entre les syndicats et la Fondation de l’Ecolint traversent donc une crise majeure. En effet, le SSP a été contraint de signifier à la Fondation de l’Ecolint que son attitude ne permettait pas d’assurer aux salariés une garantie de l’effectivité de leurs droits.
L’autorité de conciliation a été saisie par les syndicats. Une audience s’est tenue la semaine dernière, durant laquelle la Fondation d’Ecolint a admis son erreur. La crise n’est toutefois pas encore close La représentante du Conseil de Fondation Ecolint, par ailleurs présidente de la Fédération de l’entreprise romande (FER, une fédération patronale), propose de payer le délai non respecté, mais refuse de retirer son licenciement. Le SSP exige la réintégration de la collègue licenciée ainsi que le respect de la CCT.
Des interrogations se posent face à l’attitude ambivalente de la Fondation : le syndicat a négocié en toute bonne foi une nouvelle CCT avec l’employeur ; mais ce dernier vient de licencier une collaboratrice sans respecter le moins du monde les dispositions de la convention. Le SSP s’interroge donc sérieusement sur la signature d’un tel accord dans un tel contexte.
Cette crise appelle un débat au sein des salariés. C’était la fonction de notre assemblée générale du personnel qui a eu lieu le 30 août, après le délai de rédaction de ce journal. Nous ferons un compte-rendu des décisions de cette AG dans le prochain numéro de Services Publics.

À suivre !

Margarita Castro Secrétaire SSP

English

The International School in the mids of a crisis and a new CCT

The International School of Geneva, Ecolint, was founded in 1924 by local educators with an innovative spirit and by civil servants from BIT and the League of Nations. Nowadays, it has roughly 1000 employees, mainly teachers, and about 4.500 students spread across three campuses.
Ecolint is a non-profit foundation. Delegates from the Confederation and also from the Vaud and Geneva have their seat in the Foundation. Since 1992, a handful of militants have worked hard to establish a « Convention collective de travail « (CCT). The Ecolint CCT guarantees good work conditions and excellence on all fronts.
A new CCT version has been negotiated during the last 14 months. The outcomes are successful : the work and salary conditions for teachers in the private sector are comparable to those of the public sector. It is probably the best CCT for a private school in Switzerland. This document also establishes the staff representation involving the different management groups within Ecolint and takes charge of the protection mechanisms against dismissals. This advantage is counterbalanced by a modification of the system of remuneration, which is unfavourable for teachers coming towards the end of their career. The new CCT was submitted to the staff at the end of the 2016-2017 school year by the negociation team.
Obviously, the contents of the CCT don’t mean anything if they are not respected by all the parties who sign it. And yet, the Ecolint Foundation, at the beginning of the summer, seriously violated some of the essential elements of the CCT as it stands and which are a part of the new document that we are submitting : The Foundation dismissed a French teacher outside of what was agreed.
Relations between the Unions and the Ecolint Foundation are going through a major crisis so much so that the SSP/Vpod found it necessary to alert the Ecolint Foundation that its attitude did not reassure staff that their rights would be guaranteed.
The Swiss « Chambre des Relations Collectives du travail » was called upon by the Unions to intervene. A hearing took place last week during which the Ecolint Foundation admitted its error. The crisis is, however, not over. The Service d’assistance juridique et conseils (SAJEC) of the Fédération des Entreprises Romandes (FER)- in representation of the Ecolint Fondation, is offering to pay the term of notice that was not respected, but refuses to take the dismissal back. From our Union point of view, we demand that our colleague gets her job back and that the CCT is respected.
Also, we are somewhat puzzled by the ambiguous attitude that the Foundation is adopting : on one side, the Union has negociated in all honesty a new CCT with the employer : but on the other side, the employer chooses to dismiss a colleague outside of the agreements. The SSP is therefore seriously questioning their signing of the new document given the fact that trust is broken !
This crisis really needs to create a debate for all Ecolint employees. That is the reason why we had our Staff General Assembly on the 30th of August, hence the delay in publishing this paper. We will keep you posted about what happened during the General Assembly in our next Services Publics issue.
To be continued !


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